Donnez-moi le numéro de tél de Valérie Labrousse et que ça saute !
Assez régulièrement des personnes ayant des problèmes de tutelle nous téléphonent pour obtenir les coordonnées de Valérie Labrousse...
" Je suis dans une merde noire à cause de la tutrice ! Il faut absolument que vous me donniez les coordonnées de Valérie Labrousse "
Alors avis aux populations
1° Je n'ai pas les coordonnées personnelles de Valérie Labrousse
2° Les aurais-je que bien évidemment je ne les communiquerais pas à n'importe qui !
Je trouve ça extrêmement sans-gêne de demander à une Association de communiquer le numéro tél de telle ou telle personne... Ces gens là aimeraient ils qu'on communique leurs propres coordonnées à qui que ce soit ?
3° Après la sortie de son livre " Les Dépossédés " Valérie Labrousse a été extrêmement sollicitée qui la tannaient avec leurs problèmes de tutelle. Il semblerait qu'elle ait fini par en avoir un peu ras le bol . Au bout de huit ans d'enquête sur ce sujet pas forcément rigolo rigolo elle a eu envie de changer d'air, ce que personnellement je comprends assez bien.
Elle expliquait aux gens que, selon elle, il aurait fallu que ces personnes se prennent un peu en mains elles mêmes et créent des Associations ou des Collectifs, ses conseils ont hélas été peu suivis.
J'ai discuté il y a quelques ois avec deux avocats qui ont travaillé avec elle lorsqu'elle écrvait son livre et qui m'ont confirmé ce que m'avaient dit d'autres personnes qui la connaissaient à savoir qu'elle n'a pas envie de tourner autour du sujet des tutelles ad vitam eternam...
4° Donc merci de ne pas nous téléphoner pour avoir ses coordonnées, merci de votre compréhension
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mardi 9 janvier 2018
dimanche 15 octobre 2017
La magnifique réponse de Philippe Kie aux détracteurs de Valérie Labrousse
, La magnifique réponse de Philippe Cailleux aux détracteurs de Valérie Labrousse
voici un extrait de l'opus de Philippe b.y. Kie : « " Je " est une chose », sous-titré « La putainerie tutélaire » pages 65 & 66 :
« Son bouquin s'appelle « Les dépossédés », et malgré tout le mal qu'en disent certains adeptes du putelangue, elle a au moins le cran de dénoncer la putainerie tutélaire et de faire des vagues avec ça, (ce que les jaloux ne lui pardonnent pas). Quand on écrit ce genre de truc, c'est pour chercher le scandale, non ? Sinon, ce n'est pas la peine. Elle a bien joué son coup, Valérie Labrousse, bravo et merci, même si la médiocrité s'est bien exercée à mettre son enquête sous l'éteignoir.
C'est désolant, mais on ne focalise pas l'intérêt des masses avec des rapports précis, circonstanciés, arides. Avec « Les dépossédés », Mme Valérie Labrousse se propose d'attirer l'attention sur le scandale des tutelles. Le sujet étant à la fois tabou et relativement confidentiel, c'est difficile, mais elle y parvient, et je ne vois pas l'intérêt des diatribes dont elle a fait l'objet et qui sont apparemment dirigées contre ses méthodes de travail. Elle doit vivre, elle doit vendre, peut-être romance-t-elle son propos en abondant dans le pathos, voire en extrapolant, où est le problème ? Ceux qui dénigrent son ouvrage se proposeraient-ils de nier l'existence de la « putainerie tutélaire » ? Parce qu'à les lire, on a l'impression que c'est leur objectif réel, décrédibiliser Mme Labrousse pour pouvoir évacuer ce dont elle parle.
Dans l'optique de certains chroniqueurs anti-Labrousse, si je comprends bien, les preuves de ce qu'elle décrit n'étant pas établies et validées par une « journaliste sérieuse », ces choses n'existent pas. Les témoins, on s'en fout, ce sont tous des menteurs. Brillante argumentation ! (Seraient-ils des menteurs parce que du fait de leur vulnérabilité, ce sont des sous-hommes ? Il faut oser le dire. Par contre, les individus qui encadrent les tutelles, eux, seraient fiables, sans doute parce qu'ils sont certifiés « bons aryens » ?)
En général, quand on déplace le nœud d'un problème, c'est qu'on veut le nier ou pour le moins le mettre sous l'éteignoir pour éviter d'en parler. Il ne serait pas honnête de ma part de demander aux auteurs de certains articles qui dénigrent « les dépossédés » combien (et par qui) ils ont été payé pour les écrire. Après tout, il est possible que le vrai problème leur ayant échappé ils aient trouvé intelligent de discuter des points de détail. Sur le même principe, des quidams qui ne comprenaient pas de quoi il était question ont contesté la torture en Algérie, décrété que les camps d'extermination étaient des fictions, et les suicides en entreprise des effets de mode, ils ont même dit que les femmes qui se font agresser sexuellement le cherchent bien, et cetera.
N'en déplaise aux « négationnistes », il existe une « putainerie tutélaire » d'inspiration trouble dans ce pays. Merci à Mme Valérie Labrousse d'avoir attiré l'attention sur elle, la manière importe peu. Maintenant, que les uns et les autres s'évertuent à faire comme si elle n'existait pas, ou pour le moins à la minimiser, pourquoi pas ? Mais on a vu dans les années 40 ce que ça donne quand ce genre de bêtise et ses tenants font la loi.... pour eux, une poignée de Juifs au Vel' d'hiv non plus ce n'était pas un vrai problème, juste une bévue marginale, un simple malentendu. »
Oyez ! Cassandre ne sait que dire la vérité. On peut la désigner comme folle pour se donner une « raison » de ne pas l'entendre, reste que ce n'est pas elle qui est malade, ce sont ceux qui ne cèdent pas à ses appels.
Et quand ces derniers cherchent à vous faire accroire qu'il n'y a pas de problèmes dans les tutelles, (que marginaux), pour atténuer leur gravité, c'est à peu près aussi sensé que d'alléguer, concernant les méfaits sexuels d'H. Wenstein, qu'après tout, ils n'a agressé qu'une infime proportion des femmes qu'il a croisées dans sa vie et qu'on ne va pas monter ça en épingle ! Pour dire que vos conneries, messieurs-dames les dénégateurs (néo-négationnistes), il y en a assez !
Assez des abrutis qui couvrent les saletés en prétendant les planquer sous le boisseau du silence, assez de ceux qui se taisent, assez de ceux qui nient ou minimisent la souffrance des victimes, assez de ceux qui préfèrent ne pas voir, assez des primates mal finis qui sacrifient la vérité à leur confort en sachant qu'à l'autre bout de la chaîne un anonyme sans défense paiera la facture de leur égoïsme !
Assez que ce soient les dégénérés privés de conscience (les pourris, en somme) qui finissent toujours par faire la loi, partout où il y a une loi à faire.
mardi 11 avril 2017
Interview de Valérie Labrousse
Vive Valérie Labrousse, la première journaliste qui a eu le courage de dénoncer l'ignominie et les turpitudes du système des tutelles et honte à tous ses détracteurs, avocats, tuteurs, juristes qui vivent sur le dos des ' protégés ' !
En France, près d’un million de personnes majeures vivent sous protection juridique. Et nombre d’entre elles seraient abusées par ce système, révèle Valérie Labrousse. Dans "Les dépossédés", la journaliste dénonce un système mafieux dans lequel sont impliqués l’Etat et les institutions. Un véritable brûlot nourri de cinq ans d’enquête.
Planet : Quelles différences notez-vous entre ce qu’est en théorie la protection juridique et ce qui se passe en réalité ?
Valérie Labrousse* : "La protection juridique est, comme son nom l’indique, censée protéger les gens et leurs biens. En réalité, elle est au mieux devenue une gestion grossière parfois ponctuée d’erreurs plus ou moins graves (oubli de payer l’électricité ou les impôts de la personne sous tutelle, etc), au pire une spoliation des biens de la personne et une maltraitance de cette dernière (isolement, oublie de lui donner de l’argent pour s’acheter de la nourriture, etc). En d’autres termes, en réalité et dans de nombreux cas, il y a une inversion totale du principe de protection.
Planet : Savez-vous combien de personnes en France sont victimes de tels abus ?
Valérie Labrousse : C’est très difficile à dire. Il me faudrait 30 ans de travail pour le savoir ! Je sais en revanche que près d’un million de personnes majeures vivent sous protection juridique et que depuis la sortie de mon livre il y a environ trois semaines, je reçois énormément de témoignages et d’appels à l’aide de personnes qui en sont victimes. Et à chaque fois, c’est toujours la même histoire, le même scenario. Ce qui montre bien que, contrairement à ce que mes détracteurs peuvent dire, c’est un vrai phénomène.
Planet : Quel est ce scenario ?
Valérie Labrousse : On retrouve toujours les mêmes mécanismes de connivences entre les affaires sociales, la justice et la médecine. Ce sont des mécanismes silencieux, d’omerta et dignes de ceux utilisés par les mafieux. En effet, même quand les faits sont flagrants et que les victimes réussissent à porter leur affaire en justice, rien n’est fait car tous les acteurs qui sont en face d’elles sont liés entre eux. Aussi, les victimes se retrouvent bien souvent seules. Ce qui peut avoir des conséquences très graves. Certaines personnes en meurent très lentement.
Planet : Vous avez rencontré plusieurs victimes de ce type de situation pour écrire votre livre. Y en-a-t-il une qui vous a particulièrement touchée ?
Valérie Labrousse : En tant que journaliste, c’est difficile à dire car toutes présentaient un intérêt particulier à mes yeux. Mais en tant que citoyenne, c’est sans doute Jacqueline qui m’a le plus émue par ce qu’elle dégageait. Cette femme a tout eu dans ce que la protection juridique fait de pire. Elle est ce que j’appelle une "hyper victime" : elle a réussi à porter son affaire en justice mais au final cette dernière lui a dit 'circulez y’a rien à voir'. Son affaire a été classée, c’était la pire claque que l’on pouvait donner à cette femme, la pire trahison que l’on pouvait lui faire. Imaginez tout le travail que cette personne isolée avait accompli en amont pour en arriver là ! Il lui a d’abord fallu récolter des preuves, ensuite trouver un avocat et enfin convaincre son tuteur de bien vouloir débloquer de l’argent pour payer cet avocat. Une tâche d’autant plus difficile que tout dépend du tuteur et que c’est souvent son travail que la victime veut pointer. Aussi, il n’accepte pas facilement de l’aider dans ses démarches…
Planet : Aux termes de vos 5 années d’enquête, avez-vous entrevu quelques pistes de solutions pour éviter de telles situations ?
Valérie Labrousse : Il n’y a malheureusement pas vraiment de solution… Cependant, je dis souvent aux gens qui me contactent qu’ils devraient se regrouper et créer des collectifs. Mais dans la pratique, c’est difficile car il y a un manque cruel de solidarité. L’individualisme prévaut et est même renforcé par ce système mafieux qui isole les personnes. C’est un peu l’histoire du serpent qui se mange la queue ! D’ailleurs la mafia qui en est à la tête l’a très bien compris. Encore une fois, elle se sert du manque de solidarité qu’il y a entre les gens.
Au départ, il y a souvent une personne seule, handicapée ou vielle. Dans son entourage, personne ne veut s’en occuper. Et même quand un membre de la fratrie veut bien s’en charger, il est aussitôt taxé par les autres d’avoir de mauvaises intentions, de vouloir profiter de la situation. Aussi, bien souvent ces gens font appel à un juge des tutelles. Si celui-ci se rend compte que les proches de la personne ne sont pas soudés alors il s’engouffre dans la brèche et décide d’un placement sous tutelle extérieure. A partir de ce moment-là, c’est foutu, tout échappe à la personne.
Mais tout ceci pourrait, selon moi, être évité si les gens s’entendaient mieux, s’ils regardaient leurs parents autrement que comme des patrimoines sur pattes, s’ils avaient une meilleur conscience des rapports humains et s’ils arrêtaient d’être motivés par l’appât du gain".
*Valérie Labrousse est l’auteur des Dépossédés, enquête sur la mafia des tutelles (ed. Du Moment)
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